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 Folklore du Monde Entier

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MessageSujet: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:11

bonsoir,

Ici se trouvera différents folklore du monde entier, bien sure je vais commencer par le mien

la ducasse de Ath petite ville de Belgique située dans le Hainaut.

Voici pour commencer l'historique en suite suivra des photos et vidéos


Historique
D'origine médiévale (15e siècle) et religieuse, la procession célébrait la consécration de l'église Saint-Julien. Le défilé parcourait les rues de la ville le dimanche proche de la fête de saint Julien de Brioude.

Des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament (Goliath ou Marie-Madeleine) ou de la Légende dorée (Saint Christophe) y étaient présentées sur des esclides (traîneaux) ou dans la rue. Un groupe provenait du cycle de Charlemagne (cheval Bayard) et un autre des héros de la chevalerie (les neuf Preux). Le cortège était constitué de scènes prises en charge par la commune, la paroisse et les confréries.

Peu à peu (16e-18e siècle), le but religieux s'estompa au profit de la recherche du pittoresque.

Les Jacobins mirent le feu à ces symboles de l'ancien régime le 28 août 1794. Il faut attendre 1804 pour que la procession reprenne vie et 1806-1807 pour que les géants renaissent sous les doigts du sculpteur Emmanuel FLORENT.

Dès 1819, la procession devient un cortège laïque évoluant sous l'influence des idées du 19e siècle (exotisme, nationalisme belge, affirmation de l'histoire locale,...).

Après la deuxième guerre mondiale, des éléments anciens réapparaissent : le cheval Bayard (1948), saint Christophe (1976) et les chevaux Diricq (1981).
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:12

La Ducasse d’Ath reconnue par l’Unesco!

Une candidature franco-belge avait été déposée auprès de l’Unesco pour la troisième proclamation des chefs-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité le 31 octobre 2004. Cette candidature était relative aux géants et dragons processionnels d'Europe occidentale.

Ce vendredi 25 novembre 2005, en présence du directeur général de l’Unesco, Monsieur Koïchiro Matsuura, le jury de la Proclamation des chefs-d’œuvre, qui s'est réuni du lundi 21 novembre au jeudi 24 novembre, a annoncé son choix parmi les 65 candidatures proposées. Le dossier concernant les géants et dragons a été accepté.

La Ducasse d’Ath fait donc partie des manifestations qui reçoivent le titre de "chef-d’œuvre du patrimoine immatériel de l’humanité".

C’est un "label" international qui est offert à notre ducasse. Tous les Athois, tous les acteurs du cortège (porteurs, musiciens, figurants), peuvent se montrer fiers de cette reconnaissance.




Cette réussite est certainement la leur. La qualité des festivités de la Ducasse, l’engouement et la ferveur populaire, ont constitué autant d’atouts qui ont impressionné le jury. Dans le futur, on peut envisager des conséquences positives : intérêt des médias, développement touristique et économique…

Cependant, la Ducasse reste avant tout la fête des Athois et elle doit conserver son caractère et son identité.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:12

voic ci le programme 2009

Programme de la Ducasse 2008
Vendredi 21 août
15h : sortie du géant Tirant et tir à l'arc sur l'Esplanade
16h: Grand Prix du Mayeur de Tir à l’arc sur l'Esplanade
19h30: Concert du groupe Lariguette au Palace
22h : 21e "Brûlage" des maronnes du géant Goliath à la veille de son mariage sur l'Esplanade
Samedi 22 août
12h : Sonnage de la grosse cloche de l'église Saint-Julien pour annoncer les festivités
12h15: Concert de carillon par Pascaline Flamme à l'église Saint-Julien
15h : Goliath et sa femme se rendent à l'église Saint-Julien pour célébrer les vêpres nuptiales
17h30 : combat entre le berger David et Goliath, bonimée en face de l'Hôtel de Ville d'Ath
Juste après le combat : concert de carillon donné par Jean-Claude Molle, carillonneur de la ville d'Ath
20h : défilé du groupe du Canon du Mont Sarah en ville et 126e concert de la fanfare royale Union Saint-Martin face à l'Hôtel de Ville
21h: Sortie du groupe du Canon du Mont-Sarah - retraite aux flambeaux en ville
22h30: Concert du groupe Lariguette au Palace
Dimanche 23 août
9h45 : départ du cortège à la gare et défilé dans les rues de la ville d'Ath
15h : le cortège retraverse la ville à partir de l'Esplanade vers la gare
Lundi 24 août
Toute la journée, les géants se promènent dans le centre ville.
15h: Promenades commentées en calèche à travers le centre historique de la ville. - Visite des géants aux résidents de la maison de retraite et de l'hôpital
16h: Activités sportives et musicales sur l'Esplanade
17h : Festival de montgolfières
Mercredi 8 septembre
14h : 61ème Grand Prix de la Ville d'Ath de balle pelote au Ballodrome de l'Esplanade
16h30: Concert de carillon par les élèves de carillon d'Ath à l'église Saint-Julien
20h30 : concert de l'Harmonie Union de Lorette sur le kiosque du parc communal, suivi du feu d'artifice clôturant les festivités
21h15: Grand feu d'artifice sur l'Esplanade
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:16

voici le debut des festivités, le vendredi brulage des maronnes (culottes) de Monsieur Goliath

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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:22

le samdei le mariage de monsieur et madame Goliath suivit du combat entre david et monsieur Goliath

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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:32

le 4eme dimanche les géants dansent Ath c'est géant

les aigles bicéphales

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Samson

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Mademoiselle Victoire qui représente les couleurs de la ville

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Ambiorix

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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:38

Le cheval bayard et ses 4 fils egmont


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Monsieur et Madame goliath

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musique traditionnelle de la danse de Monsieur et Madame Goliath dit gouyasse chez nous



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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeSam 23 Mai - 22:41

Le lundi ballade des geants, et festival de mongoliferes


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La ducasse se cloture le 8 de spetembre par luttes de jeu de balle, festival de moules frites, concert et son grandiose feu d'artifice.

Ath vous attend le 4eme week end d'aout, ath c'est géant

a bientôt pour une autre aventure du folklore
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:43

un petit gout du folklore grec

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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:49

voici pour ma lettris

Le Folklore liégeois

Quand un terroir a vu naître un héros comme Charlemagne, il est naturel que les hauts faits qui s'y sont déroulés se muent en légendes aussi nombreuses que les fleurs dans la barbe de l'Empereur ! Mais le visiteur d'aujourd'hui a trop rarement le loisir de s'imprégner des histoires populaires et des gestes héroïques. Heureusement, de passage à Liège, il lui suffira de s'attabler avec Tchantchès et de lui offrir le pèkêt. Le bougre ne se fera guère prier pour révéler les secrets de l'âme liégeoise...

Tchantchès, c'est sans doute un mythe, une marionnette, un personnage folklorique, mais c'est avant tout un vrai garçon de chair et de sang dans la tête des Liégeois, tant ceux-ci se sont identifiés à celui-là. Et c'est vrai que la personnalité du François de Liège (Tchantchès signifie François en langue wallonne) résume bien celle de la Cité Ardente et de ses enfants... Parfois du bon sens et toujours bon coeur, bavard et buveur, Tchantchès, c'est Liège. Vous le rencontrerez le plus souvent sur son île d'Outremeuse où il est toujours bien vivant dans les théâtres de marionnettes.

Si un homme de bois n'est déjà pas chose ordinaire, sa venue au monde est, elle, tout à fait extraordinaire. En effet, Tchantchès est né en 760 entre deux pavés du "Djus-d'la-Moûse" (le quartier populaire d'Outremeuse). Il a poussé son premier cri pour réclamer du pèkêt (le genièvre local). Très vite, notre Tchantchès s'est révélé être un sacré gamin, bon compagnon mais forte tête, ou plutôt li tièsse près dè bonèt ("la tête près du bonnet", tout un programme !).

C'est dans la rue qu'il a fait ses classes, offrant tantôt des coups de main, tantôt des côps d'tièsse èpwèzonés. Et ces fameux "coups de tête empoisonnés" n'ont pas tardé à le rendre célèbre à la cour de Charlemagne. Toutes les marionnettes liégeoises vous le diront : c'est Tchantchès qui sauve toujours la mise à l'Empereur et à ses preux face aux terribles Sarrasins, et avec humour et panache encore ! (Il vous emmènera volontiers devant les scènes où il a ses habitudes... Rien qu'au centre de la ville, trois théâtres de marionnettes l'accueillent durant toute la saison.)

Si Tchantchès n'est pas mécontent de ses exploits, il n'en a pas attrapé la grosse tête pour autant. Comment d'ailleurs abandonner une simplicité toute liégeoise quand on a Nanèsse pour épouse ? Une sacrée bonne femme, cette Nanèsse ! Et comme "elle n'a pas sa langue dans sa poche", elle ne s'en laisse guère conter par son bonhomme.

Alors, à la maison, Tchantchès préfère jouer au diplomate et savourer tranquillement la cuisine de sa femme... Ah ça, elle n'est pas revêche aux fourneaux, Nanèsse ! Qui peut dire ce qu'elle réussit le mieux ? Ses boulets se noient de plaisir dans leur sauce au sirop de Liège, sa rodge tripe (boudin rouge, au sang) se fond dans sa fricassée de pommes, son matoufèt (poêlée de farine, d'œufs et de lard) nourrit Tchantchès pour la semaine, et sa salade liégeoise (lard, haricots verts "mange-tout", pommes de terre, oignons et vinaigre) fait saliver tout le Djus-d'la.

Après manger, Nanèsse n'aime pas "avoir son homme dans ses jambes". Elle préfère s'assembler avec d'autres commères sur "la pavée" pour aller aux nouvelles, ou encore pour préparer la prochaine fête du Quinze Août. Cette année, il s'agira d'avoir la "potale" la mieux garnie (petite chapelle murale dédiée à la Vierge).

Tchantchès, lui, préfère la compagnie de ses vieux camarades. Alors, il va boire la goutte avec ses fidèles de la République libre d'Outremeuse. Quoi de plus normal puisque l'ancien quartier des tisserands lui a élevé une statue et lui a consacré un musée -le Musée Tchantchès- où, entre les collections de ses costumes et la scène de son théâtre, il rencontre toujours le Président ou un ministre de la République pour trinquer avec lui.

Puis, pour ne pas faire de jaloux, il va goûter le pèkêt de ses vieux amis de l'ancien quartier des tanneurs. Là, si Jean-Denys, le mayeur de la Commune libre de Saint-Pholien des Prés, n'est pas en train de pêcher avec Marcatchou, Tchantchès lui offre la tournée. Et de tournée en tournée, les compères feront le tour de leur île puis de leur ville, sans oublier aucune escale d'amitié. Liège n'est-elle pas la ville des rendez-vous de tous les amoureux de la vie ?

Sacré Tchantchès ! C'est décidément à ses côtés qu'il faut découvrir l'Ardente Cité...

Et si le folklore était d'abord la poésie de l'histoire ?


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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:54

Texte de Christian Libens


La légende de Tchantchès


Folklore du Monde Entier Dsc02411

Le 25 août 760, à Liège, le quartier populaire du Djus d'la Mouse, sur la rive droite, était en effervescence. Au milieu de la rue, un enfant était né, miraculeusement éclos entre deux pavés. C'était un beau bébé, frais, joufflu, robuste. Il souriait aux badauds qui affluaient de toutes les ruelles et venelles environnantes.

Soudain, il se mit à clamer sa soif, non pas comme, plus tard, le Gargantua du bon Rabelais,en criant : « A boire ! », mais en entonnant à plein gosier , d'une de ces voix splendides fréquentes en Wallonie, un refrain populaire qui résonnait souvent entre les murs du Djus d'la Mouse, les soirs de liesse : « Allons, la mère Gaspard, Encore un verre, encore un verre… ».

Et il promenait sur la foule un regard qui cherchait si la mère Gaspard ne sortirait pas.Elle se présenta sous les traits d'une brave grosse commère, qui cria :

On ne va tout de même pas laisser cet enfant mourir de soif. Il faut qu'on lui donne à boire, surtout que s'il continue à chanter ainsi, il aura encore plus soif .Ce disant, elle courut chez elle et revint bientôt, tendant au gamin un plein verre d'eau. Le bébé repoussa la boisson avec une moue dégoutée. Un grand éclat de rire partit de la foule amusée de la mine déconfite de la femme.

Un homme s'avança et lui dit :

Tu vois ! Tu ne veux jamais me croire quand je te dis que l'eau ne vaut rien ! C'est une boisson bonne pour les plantes et pour les bêtes, mais pas pour les hommes, ça na jamais rien valu. Ca donne du sang de poisson ! Ce gamin-là promet d'être un fameux homme. Je vais lui chercher, moi, une boisson qui lui convient !

Il revint et tendit un biscuit trempé dans du « pèquet » au bébé qui l'avala goulûment. Alors il lui servit une grande resade de genièvre que l'enfant engloutit comme si c'eut été du lait. L'homme était ravi.Le petit voulut se lever, mais il retomba, sa tête cognant durement contre le pavé. Une exclamation de pitié monta de la foule, mais lui, se relevant, partit d'un grand éclat de rire, et flatta d'un main compatissante le pavé qu'il avait touché.

L'homme qui l'avait abreuvé, cria C'est un Liégeois ! Il a une tête dure ! Ce sera un fameux homme… Ecoute, fit-il à sa femme, nous n'avons pas d'enfants. Adoptons celui-ci ! Nous l'appellerons Tchantchès (François).

La femme fut ravie et elle emporta aussitôt Tchantchès dans leur petite maison du Djus d'la Mouse.Son père adoptif se chargea de le nourrir. Il lui prodiguait force biberons de genièvre du plus pur grain. L'enfant renâclait sur cette nourriture trop abondante, mais jamais le père ne songea à diminuer la ration ; il s'imposait d'achever lui-même les biberons de son nourrisson.

A un tel régime, l'enfant poussa comme champignon en prairie. Le moment vint de le sevrer. Le brave homme eut la malencontreuse idée de lui donner un hareng saur : son pupille en contracta une soif inextinguible que seul le « pèquet » parvenait à apaiser.Mais l'enfant grandissait et se fortifiait. Sa mère constata bientôt que son nez croissait à une allure beaucoup plus rapide que les autres parties de son corps. Il était coloré, rubicond, avec les reflets pourpres et violets d'un ciel au crépuscule.

On eût dit qu'on avait greffé sur un visage d'enfant le nez d'un vieux Wallon adorateur du vin et de la cervoise. Et cet appendice haut en couleur le défigurait à tel point que son visage servit de modèle pour la fabrication des masques de carnaval.L'énormité du nez de Tchantchès était un fréquet sujet de disputes entre les parents adoptifs :- Tu vois, disait la mère à son mari, avec ta sutpide idée de faire avaler de pleins biberons de pèquet à cet enfant, voilà le resultat !

Cette énorme carotte qui le rendra ridicule toute sa vie, alors qu'il aurait pu être beau comme un Jésus. Le père rétorquait :

Vous autres, les femmes, vous êtes de mauvaise foi et vous ne raisonnez pas. Si l'usage du pèquet faisait grandir les nez, le mien devrait être présentement comme un betterave ! D'ailleurs le sien ne pousse plus bien qu'il continue à boire du pèquet. Cette déformation est certainement due à une autre cause que nous ne connaissons pas. Il avait raison. Cette disgrâce physique était le résultat d'un accident survenu le jour du baptême.

La sage-femme qui le portait, une bonne femme grande et sèche, ne rechignait pas non plus à une bonne rasade de la liqueur de feu. Ce jour-là, elle avait elle-même donné à boire au poupon, et en prévision de la soif qu'il éprouverait du fait que le prêtre déposerait du sel sur sa langue, elle lui avait accordé double ration.L'enfant n'en avait bu que le quart, avait repoussé de ses menottes potelées le biberon qu'elle lui tenait, et, pour ne pas laisser le reste, elle l'avait avalé.

Prenant l'enfant dans ses bras, elle était partie, mais, en chemin, l'air étant assez vif, elle eut soudain l'impression que les maisons basculaient et que le pont de la Meuse chavirait dans le fleuve. Elle avait raidi sa marche, mais en vain : l'équilibre la fuyait.Au moment même où elle tendait l'enfant au-dessus des fonts baptismaux, ceux-ci semblaient reculer devant ses yeux voilés, et elle lui cogna malencontreusement le nez contre la pierre sacrée. Vu la dureté de sa tête, l'enfant n'avait pas poussé un cri, mais la croissance rapide de son organe avait sa source dans un traumatisme ignoré.

Frappé par cette infortue dès son baptême, il devait en connaître une plus grande encore. Atteint de rougeole alors qu'il était déjà bambin, il dut, pour se guérir, avaler de l'eau ferrugineuse. Sa mère en fabriqua en mettant macérer un morceau de fer à cheval dans de l'eau. Assoiffé, l'enfant avala le tout et le fer se cala si malencontreusement dans son gosier qu'on ne put le retirer.

Dès lors, il ne lui fut plus possible de tourner la tête que latéralement ; pour regarder le ciel, il devait se coucher sur le dos, et à plat ventre pour voir le sol. Avec l'âge, il se rendit compte de sa disgrâce. Il s'aperçut que, sur son passage, certains avaient une mine compatissante, d'autres étouffaient des rires, et il résolut de ne plus sortir. Puis il décida de braver la foule et les sarcasmes et il s'offrit à faire saint Macrawe, c'est-à-dire à être porté, tout barbouillé de suie, sur une chaise à porteurs escortée de tous les gamins du quartier.

Ce fut la veille de l'Assomption en 770. Il apprit ainsi que la laideur, accompagnée d'une bonté d'âme et d'esprit, sais se faire aimer. Il connut un grand triomphe et de ce jour fut sacré prince du Djus d'la Mouse et l'objet de la sympathie générale. Très souvent, il se promenait au bord du beau fleuve, musardant à écouter les hommes qui bavardaient en leur patois roman, hérissé d'aspirations insolites. Un jour, il suivit deux personnages qui discutaient d'une façon animée :

Tes résultats en latin son déplorables, disait le plus vieux à l'autre, qui n'était qu'un adolescent. On vit bien sans latin, répondait l'autre. Si je suis faible dans cette langue, j'ai des muscles forts. Je ne veux pas être clerc, mais soldat !

Tchantchès reconnut l'archevêque Turpin et Roland. Avec l'impertinence qui était coutumière à l'enfant à qui tout le monde pardonnait tout, eu égard à sa disgrâce physique et à ses malheurs, il s'avança vers les deux interlocuteurs et prononça cette parole profonde mais un peu surprenante :

Oui, seigneur chevalier Roland, le latin ne sert à rien du tout, mais c'est utile quand même !

Interloqué, Roland demanda :

Quel est ce manant ?

Tchantchès, répondit fièrement notre héros, prince du Djus d'la Mouse, pour vous servir, seigneur chevalier !

Turpin fut enchanté de l'assurance de ce gamin, le regarda avec complaisance :

Tchantchès, dit-il, tu me plais ! Je vais te présenter céans à notre grand empereur Charlemagne. Dorénavant, tu serviras de compagnon à son neveu Roland.

C'est ainsi que le gamin des quais de Meuse fut introduit à la cour de Charlemagne où il amusait tout le monde par ses drôleries et ses réparties vives, toutes saturées du sel gaulois qui saupoudre encore aujourd'hui les propos des marchandes des quatre-saisons de la bonne ville de Liège.L'expédition d'Espagne fut décidée. Un grand débat s'engagea entre Charlemagne, l'archevêque Turpin et Roland : Emmènerait-on ou n'emmènerait-on pas Tchantchès ?

Turpin parla le premier :

Nombreux sont les périls de la guerre ! Ce brave jeune homme ne sait manier ni la lance, ni l'épée, ni l'épieu. Nous ne pouvons l'exposer aux coups des Sarrazins. Nous aurions sa mort sur la conscience !

Charlemagne approuvait de la tête les paroles de l'archevêque. Il passa une ou deux fois la main dans sa grande barbe, puis répondit :

Turpin a raison ! Nous ne pouvons prendre Tchantchès avec nous ! Pourtant il me manquera. Il n'a qu'à paraître quand je suis soucieux, et aussitôt, me soucis s'envolent comme fumée au vent ! On ne se bat pas continuellement, et je vous avoue qu'après avoir infligé une défaite aux Sarrazins, j'aimerais retrouver ce gai luron dans ma tente. Il serait capable de soutenir le moral de l'ost !

Roland, qui espérait que l'empereur passerait outre aux scrupules de Turpin, se leva et déclara :

Sire empereur, vous le savez, aller à la guerre ne me fait pas peur ; je me réjouis même de faire mordre par Durandal la peau noire des ennemis. Mais de devoir quitter Tchantchès me fait deuil autant que de quitter Aude, ma fiancée ! Il réfléchit un instant et ajouta :

Plus même, je crois ! Pensez donc ! Il y a si longtemps que nous vivons ensemble depuis le jour où je l'ai rencontré sur les bords de la Meuse au Djus de la Mouse … Mais je comprends que l'archevêque craigne pour lui, d'autant que je connais Tchantchès : il est courageux et ne voudra pas se tenir coi à l'arrière de la bataille. Charlemagne interrompit Roland :

Voilà la solution mes enfants ! Je vais faire venir Tchantchès et je lui demanderai ce qu'il veut faire. S'il veut nous accompagner, nous n'aurons pas le droit de l'en empêcher. Songez, archevêque Turpin que priver un Liégeois d'user de sa liberté, c'est risquer de le faire mourir de langueur ; et s'il en est ainsi, nous aurions aussi sa mort sur la conscience. Mais s'il souhaite nous accompagner, je lui donnerai l'ordre de rester à l'arrière tant que la bataille ne sera pas terminée.

Turpin éclata de rire :

Vous oubliez que c'est un Liégeois et que si vous lui donnez un ordre, il fera tout le contraire !Voyons ce qu'il nous dira !Tchantchès, mandé, se présenta aussitôt :

Sire empereur, vous m'avez huché, me voici !

Tchantchès, dit Charlemagne, sais-tu que je vais faire la guerre aux Sarrazins en Espagne ?Tchantchès porta la main à sa tête en poussant une exclamation de douleur.

Sire empereur, je ne voudrais pas être à leur place ! Tel que je vous connais, vous allez leur flanquer une de ces râclées ! J'ai déjà mal pour eux !

Je l'espère, Tchantchès, mais il ne s'agit pas de cela pour l'instant ! Ecoute ! Nous ne pouvons pas t'emmener là-bas ; tu resteras ici, à Liège, où nous viendrons te retrouver une fois l'ennemi vaincu. Songe que tu n'es pas un guerrier ! Tchantchès se fâcha tout rouge. Son nez devint violet.

Sire empereur, dites tout d'un coup que je suis un couard ! Qu'est-ce que vous voulez que je fasse à me manger les sangs ici pendant qu'on se battera là-bas ?

Ne te fâche pas, Tchantchès, dit Turpin. L'empereur n'a pas voulu dire ça. Mais réfléchis ! Ne sachant pas manier les armes, tu risques de te faire transpercer d'un coup de sabre par les féroces Sarrazins.

Et vous alors, monseigneur l'archevêque ! Ce n'est pas avec votre crosse et votre goupillon que vous porterez la déroute dans les rangs ennemis !

Moi, c'est différent, rétorqua Turpin, je vais là pour porter les joies de la bénédiction aux soldats qui mourront dans la bataille.

Et bien, moi, j'irai pour les faire rire un bon coup avant qu'ils ne meurent ! Quant aux Sarrazins, laissez-les venir. Il y en aura de surpris ! Vous vous battez avec des lances, des sabres, des épieux ; c'est tous des instruments pour se couper, tout ca ! « soukeu » du Djus d'la Mouse ! Demandez à Colas lambert qui s'est battu un jour avec moi !Charlemagne s'empressa de conclure :

Puisque Tchantchès veut venir, il viendra !

Je ne sais pas ce qu'il a en tête, mais …

Ce que j'ai dans la tête, sire, interrompit Tchantchès, vous ne le savez pas, mais les Sarrazins le sentiront ! Vous verrez ! Avec l'aide de Dieu et moi, vous vaindrez !L'ost se mit en route. Tchantchès était étonné que l'Espagne fût si loin. Puis il resta ébahi devant la hauteur des Pyrénées.

A la première rencontre des Sarrazins, il s'étonna que leur peau fût si noire. Il dit à Roland :

A mon avis, ils ont tous fait saint Macrawe au Djus d'la Mouse et ils ont oublié de se frotter la figure. Et bien, je vais leur apprendre ce que c'est que les soukeux dc Liège ! Y sommes-nous ? Sire roland, prenez Durandal ! Et vous, sire empereur, avez-vous Joyeuse ? Mon Dieu, qu'ils sont laids !…

Tout en parlant, il s'équipait ; En guise de bouclier, il revêtit son sarrau bleu ; pour heaumle, il se coiffa de sa casquette de soie noire qu'il ajusta sur sa tête. Les trompettes sonnèrent, les gonfanons se gonflèrent au vent ; les barons et les chevaliers revêtirent leurs armures et enfourchèrent leurs destriers. L'ost s'ébranla.Tchantchès se plaça en tête, à côté de Roland. En le voyant, un moricaud qui semblait un chef, se mit à rire, et tout en hurlant des mots barbares, fit comprendre par gestes qu'il allait lui couper le nez d'un coum de cimeterre.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:56

Roland trembla pour son ami, mais il était trop occupé lui-même par les quatre Sarrazins qui fonçaient vers lui pour venir à la rescousse. Tout en frappant de grands coups de Durandal, il lorgnait avec angoisse du côté de Tchantchès.Le Maure fonçait sur Tchantchès qui, arrêté, cracha dans ses mains, regarda son adversaire lever le bras et lancer son coup de cimeterre. Lus rapide que la lame, Tchantchès s'était baissé. Toute la souplesse qu'il n'avait plus dans le cou, il l'avait dans les reins, tant il avait dû souvent les ployer pour regarder le ciel ou le sol. La lame faucha dans le vide. Tchanthès aussitôt redressé, saisit son adversaire aux épaules, et d'un coup de tête dans l'estomac l'envoya dans l'autre monde, puis, se retournant il défonça le sternum du Sarrazin que Roland avait désarçonné. ils furent entourés par une multitude d'ennemis.

Devait-il à son nez bénir de rester invulnérable au milieu de la mêlée ? Toujours est-il qu'il ne cessait de cracher dans ses mais, d'agripper l'ennemi aux épaules et de le cosser. Les coups de tête se succédaient à une cadence rapide. Ni cuirasse, ni cotte de maille, ni haubert ne résistaient à ce terrible bélier ; chaque Sarrazin touché était un Sarrazin mort. Bientôt le champ de bataille en fut couvert et le reste de l'armée ennemie prit la fuite. Roland et Tchantchès revinrent vers Charlemagne et Turpin, qui les accueillirent avec transport.

Tchantchès, dit l'empereur, je t'ai regardé. Tu as été admirable, tu t'es battu comme un lion !

Sire empereur, vous vous trompez, c'est comme un bélier ! Il était temps que ça finisse. J'avais la langue si sèche que je ne savais plus cracher dans mes mains ! Il y en a deux que j'ai lâchés et qui m'ont échappé. Je n'irai jamais plus à la bataille sans pèquet !

Turpin éclata de rire, mais tout de suite, il demanda :

Tchantchès, tu n'est pas blessé ?

Non, sire archev êque. A peine une toute petite migraine !

De ce jour-là, Tchantchès fut compté parmi les meilleurs soldats de l'empereur et du Christ.Il en vint au plus haut degré d'intimité avec Charlemagne. Il ne se gênait pas pour entrer dans sa tente sans se faire annoncer et la légende rpporte même qu'un jour, était entré ainsi au moment où l'empereur prenait un repas de gala, celui-ci lui dit : « Que veux-tu, Tchantchès, Laisse-moi manger mes moules ! »

Vint la fameuse affaire de Roncevaux. Roland, encore sous le coup de sa discussion avec Olivier, frappait des coups formidables autour de lui. Tchantchès faisait rage. Il avait déjà dû prendre deux bonne lampées de pèquet pour retrouver un peu de salive et expédier trois cent mille Sarrazins dans l''autre monde. Les autres fuyaient l'e'droit de la bataille où il se trouvait. N'ayant plus rien à faire, il commençait à s'ennuyer, et il bâilla bruyamment. Roland lui dit :

Tchantchès, tu t'ennuies. Ne bâille pas ou tu vas me faire bâiller, moi aussi. Retourne, va te coucher ! Je ferai bien sans toi, je vais voir un peu ce qui se passe là-bas à l'aile gauche.

Tchantchès obéit. Quelques instants après, il ronflait. Depuis combien de temps dormait-il lorsqu'il entendit retentir la lugubre note du cor ? Il eut l'intuition d'un désastre. D'un bond, il fut sur pieds et trouva Charlemagne devant le cadavre de son preux compagnon. Sa tristesse fut immense. Selon la coutune de l'époque, il enleva sa casquette et s'arracha des poignées de cheveux, puis, reprenant ses esprits, il prononça cette courte oraison funèbre :

Sire empereur, dit-il, votre neveu Roland a reçu sa « daye », mais nous le revengerons !

Ainsi fut fait. Il accompagna Charlemagne au siège de Sarragosse et ce fut lui qui, le tout premier, franchit les murailles de la ville. De retour à Aix-la-Chapelle avec toute la cour, il assista au châtiment du traître Ganelon. Le félon devait être écartelé, mais Tchantchès s'y opossa.

Il voulut que l'infidèle fut noyer dans une cuve d'eau distillée, car souvent à Liège, il avait entendu chanter :Lâche, va-t'en, je te renie.A toi l'opprobre et le mépris !Et il avait toujours compris « l'eau propre » et le mépris. Malgré les insistance de l'empereur, il voulut revenir dans sa bonne ville de Liège. Mais il resta toujours inconsolable d'avoir dormi à la bataille de Roncevaux.Il s'éteignit à l'âge de quarante ans, après une franche ripaille, échappant ainsi à la vieillesse.Il fut enterré où s'élève aujourd'hui son monument, place de l'Yser.

Rien n'a pu le terrasser : ni l'amour (il resta célibataire), ni la vieillesse (il s'éteignit à l'âge de 40 ans), le prototype du vrais Liégeois, mauvaise tête, esprit frondeur, grand gosier, ennemi du faste et des cérémonies, farouchement indépendant, mais cœur d'or, et prompt à s'enflammer pour toutes les nobles causes.

Jean Bosly. Journaliste.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:56

Les Crâmignons Liégeois



Juin ensoleillé prodigue les couleurs vives de ses fleurs. C'est Dimanche, car tout un peuple en habits de fête se promène. Les cloches sonnent à la volée un joyeux carillon, et voilà qu'un bruit assourdissant de campes annonce la sortie de la procession paroissiale.

Dans une atmosphère embaumée, le pieux cortège accomplit son parcours. Nous sommes à Liége, car aussitôt après des bandes d'enfants se prennent par la main et forment une chaîne serpentante, qui chante : Voici la fête, la jolie fête !

Nos Crâmignons sont, en effet, exclusivement liégeois, débordant à peine la Cité vers l'ouest et le nord. Ils ne se dansent traditionnellement que lors des fêtes de paroisses.

Mais alors, - du moins il y a un demi-siècle -, tout le monde crâmignonnait et les bandes joyeuses se rencontraient sur la " Fête ", tournant et zigzaguant autour des carrousels, au point que bientôt toute la place ressemblait à un bal immense.

Le bran, improprement appelé crâmignon, de certains villages de la Basse-Meuse, diffère complètement du crâmignon liégeois.

Image de la danse qu'il caractérisait, le mot cramion, dans sa forme ancienne, rappelait le crama, cette lame à dent de scie où se suspendait son ennemi intime le noir chaudron et qui faisait jadis le plus bel ornement des foyers ouverts.

Chansons et danses traditionnelles, les crâmignons nous ont conservé sur des airs de différents âges des couplets plus que centenaires, auxquels le peuple a adjoint des chants retenus au cours des années.Une bonne partie du répertoire ancien, venu de France, sonne ancore dans le clair langage de la nation soeur. C'est au déclin de cette coutume si caractéristique que se popularisèrent des crâmignons en wallon. Des écrivains patoisants enrichirent le répertoire de nombreuses oeuvres jolies et poétiques, cepandant que la vie moderne tuait la tradition et que, malgré le sang nouveau infusé, le crâmignon se perdait... Comme elles représentaient bien l'âme populaire, ces chansons naïves ou narquoises, sentimentales, morales ou parfois grivoises, nobles ou vulgaires, poétiques ou terre à terre !

Elles célébraient le printemps, l'amour, la joie de vivre ; elles inspiraient des plus purs sentiments du coeur, mais aussi, temoignant que le peuple n'est dupe, elles peignaient les ridicules des gens, l'amour volage et le pouvoir de l'argent.

En 1913, un cortège inoubliable s'était inspiré des crâmignons traditionnels. Cette fois, dans un hommage vivant et animé à notre littérature dialectale, des bataillons de figurants représenteront un choix d'oeuvres de nos bons écrivains wallons. L'abondance et la richesse de la production de nos auteurs en dialecte a permis d'établir une ordonnance harmonieuse de chars et de groupes variés. En suivant le cours de la vie, les saisons de l'année se succéderont et encadreront l'amour sain et honnête, la grande pitié du faible, l'élévation du travail, l'exaltation de la Patrie wallone, les misères imaginaires, la tradition, l'hommage au Perron et la glorification de la Wallonie.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeDim 24 Mai - 14:58

Valeureux Liégeois



Le Valeureux Liégeois que nous chantons est issu de trois chants différents mélangés : Valeureux Liégeois, La Liégeoise et Li chant des Lîgeois. Le premier chant est celui qui se rapproche le plus du chant actuel de notre régionale. Il a été écrit par G. Ramoux (1750-1826). Le second est de Ch. Duvivier et date de 1830. Le second est de N. Defrecheux (1825-1874). Les trois chants sont repris ci-dessous.

Valeureux Liégeois

(refrain)
Valeureux Liégeois,
Marchez à ma voix,
Volez à la victoire !
Et la liberté de notre cité
Vous couvrira de gloire.

Célébrons par nos accords
Les droits sacrés d'une si belle cause,
Et rions des vains efforts
Que l'ennemi nous oppose.

Que peux craindre notre ardeur ?
Sous Chestret nous portons les armes :
A côté de ce vainqueur
Le péril a des charmes.


La Liégeoise

(refrain)
Belge valeureux,
Pense à tes aïeux
A leur noble courage.
Que de sages lois
Défendent tes droits :
Repousse l'esclavage.

César, vainqueur de l'univers,
Te décernera le nom de brave ;
Des Romains tu briseras les fers :
Aujourd'hui tu vivras esclave ?

Belge, en tous temps la liberté
Te fit entendre sa parole ;
Parfois soumis, jamais dompté,
Tu la pris toujours pour idole.

Si jadis on put endormir
Ta vigilance et ton courage,
Le jour qui te vit asservir
Te vit sortir de l'esclavage.

Belge, dans l'instant solennel,
Entends la voix de la Patrie,
Et viens jurer sur son autel
De lui sacrifier ta vie. .


Li chant di Lîgeois

(refrain)
Viv' li nom Lîgeois !
Bin des siéke mostrèt
Qu'i vât tit' di nôblesse;
Viv' noss' vî Perron :
C'est l'proûv' qui l'Wallon
Sèt qu'l'union fait l'foice

L'histoire el dit : nos tâies avît
Tos les bins qui l'liberté donne
Et d'zeu leus ouhe is avît s'crît :
On pauvre homme est roie è s'mohonne.

Nos fans flori ârts et mestis
So' n'terre libe tot les fleûrs sont belles,
Dihans s'on troûve nosse pays p'tit,
Po bin des grands c'est on modèle !

Nos avans co tos les bais dreuts
Qu'a-st' aqwèrou leu long corège ;
So l'tèrr' nou peup' ni nos sâreut
Fer veie on pus nôbe héritège.

Si l'ètringîr vint nos man'ci,
Garantihez, Diew, noss' patreie !
Et si v'volez qu'ell' deuss' pèri,
Fez qu'nos polans' mori por leie.

Ci'st héritèg' qui nos rind grands
Mi qu'nos aute personne n'el mérite :
Nos l disfindrîs.... et nos savans
Qu'il est dang'reux d'l'accrèhe trop vite.

Main Diew sutairet noss' Perron,
Glorieux tèmon di nosse t'histoire ;
Et tot l'loukant nos fis s'diront :
Seyans todi digne di nos pére !

Cou qu'on peup' vât n'deut nin s'compter
D'après ses foices ou ses richesses ;
Min bin d'après ses libertés ;
A nos aute vint l'prumîre des plèces.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 18:35

Lettris

Géniale cette rubrique ma Babou, bravo
Et tu m'as en plus permis de retrouver toutes les paroles du valeureux liégeois que j'avais oubliées Marchiiiiiiiiiiii
Vivement le 15 aôut en Outremeuse c'est là que se retrouvent chaque années les purs liégeois fiers de l'être.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 18:37

Le Doudou à Mons (Belgique-Hainaut à 24km d'Ath)




PROCESSION DU CAR D'OR

Tout commence avec Sainte Waudru

Mons est une cité médiévale dont la naissance repose, comme pour nombre de ses consoeurs, en grande partie sur une légende.

Si certains pensent que notre ville a pour Patron Saint Georges, vu le célèbre Combat dit "Lumeçon" le Dimanche de la Trinité, il n'en est rien.

En fait, Sainte Waudru (Waldetrude) est la Patronne de notre bonne vieille cité et c'est fièrement que chaque année une Procession est organisée en son honneur.
(Le terme jeu utilisé dans le titre est une forme ancienne et ne signifie en rien ce que le mot évoque généralement actuellement)

Mais, qui était Sainte Waudru ? Comment a évolué la Procession ?

Au début du VIIè Siècle, vers 612 (1) "naquit à Cousolre (2), Waldetrude, fille de Walbert et de Bertille"(3).

Elle fut donnée en mariage à un prince prénommé Madelgaire (4) , proche Collaborateur du Roi Dagobert I° et Haut Dignitaire de la Cour.

Ils eurent quatre enfants (Landry, Dentelin, Aldetrude et Madelberte). Madelgaire, en accord avec son épouse, décida de se retirer du monde et de se consacrer à Dieu.

D'abord religieux puis abbé de Haumont, sous le nom de Vincent, il fonda le monastère de Soignies où il mourut le 14 juillet 677 et où il est aujourd'hui vénéré. Quant à Waudru, "après avoir assumé l'éducation de ses enfants résolut de se retirer du monde pour mener une vie plus contemplative"(3).

Elle fit établir un petit oratoire dédié à Saint-Pierre sur la colline qui devait devenir Mons. Saint Aubert lui imposa le voile de moniale.

Elle se consacra alors à la prière et à la charité, suivie en cela par quelques compagnes.

"Elle rendit sa belle âme à Dieu" un 09 avril, peut-être en 688.(4) Ses reliques furent conservées et vénérées dans l'église Saint-Pierre, puis dans l'église Notre-Dame qui prit dès lors, le nom de Sainte-Waudru.

Si la dévotion populaire en fit rapidement une Sainte (Elévation des restes au-dessus de l'autel principal de l'église), c'est seulement en 1039 que l'Eglise reconnaîtra officiellement la canonisation populaire de Waudru.

Des processions en l'honneur de sainte Waudru avaient déjà été organisées peu après l'élévation de ses reliques. Des comptes du 11e s. (en vue d'une réconciliation entre les habitants de Mons et ceux de Boussu) font mention d'une procession et de la "fierte" (Châsse) de sainte Waudru.

Les comptes de 1313-1314 mentionnent un "kar" pour promener le corps de sainte Waudru. Les processions en l'honneur de la Patronne de Mons sont donc une pratique ancienne.

"Mais, écrit Jean Huvelle, c'est surtout la peste de 1349 qui est à l'origine de notre procession actuelle.
Pour obtenir la cessation du fléau, les autorités religieuses décident d'implorer la miséricorde et l'assistance des saints protecteurs de la Cité.

Le 7 octobre 1349, le clergé et la population de Mons partent en procession avec les reliques de Sainte-Waudru, vers les bruyères de Casteau, tandis que les Sonégiens les rejoignent avec le corps de Saint Vincent (Madelgaire).

On plaça les deux châsses sous un pavillon dressé près d'une croix, et le Doyen du Chapitre de Soignies, Etienne Malion, célébra la messe en l'honneur de la Sainte Trinité.

Huit jours durant les corps saints demeurent associés et exposés à la vénération populaire.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 18:43

Le mal cesse et la reconnaissance des protégés et des survivants s'exprime dans une procession annuelle d'abord fixée au premier dimanche d'octobre. En raison des caprices de l'automne, on la transfère bientôt au dimanche de la "Trinité", fête tombant en mai ou juin (1352)".

Les processions de l'époque étaient bien plus longue que celle que nous connaissons aujourd'hui. Il suffit, pour s'en rendre compte, de voir où étaient située les cinq croix de pierre qui jalonnaient le parcours. La première, à proximité de la Porte du Parc, la deuxième aux bruyères de Casteau (SHAPE), la troisième à l'étang des Apôtres, entre les portes de Nimy et d'Havré (Bâtiment du Nursing en cours de démontage), la quatrième à la Croix-Place (Bas rue de la Halle) et la cinquième à Cantimpret, soit à proximité du Beguinage.

Plus tard, en 1526, une sixième croix fut dressée au bas de la rue des Sars. Devant ces croix étaient lus les miracles attribués à Sainte Waudru. Le "Grand Tour" se déroula jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Il commençait vers cinq heures du matin, juste après le premier office du jour de la Trinité.

Bien entendu, guerres et intempéries obligèrent parfois le Chapitre montois à raccourcir le tour, soit en ne quittant pas l'enceinte de la Ville, soit en processionnant les châsses de leurs Patronne à l'intérieur même de la Collégiale. En 1674, les Chanoinesses décidèrent la modification du Grand Tour.

La procession ne quittera dès lors plus la ville jusqu'à nos jours, à l'exception de 1919 quand les corps des patrons du Hainaut, Sainte Waudru et Saint Vincent, furent une nouvelle fois réunis à Casteau. Cette attitude des "Dames du Chapitre" ne plut guère aux Montois qui en firent état dans un couplet du "Doudou" toujours chanté aujourd'hui :

"Les Dames du Chapitre, N'auront pas du gambon, Parce q'elles n'ont pas fait, El tour d'el procession!"

Folklore du Monde Entier 94619810

En fin de compte, la procession de la Trinité et le "Lumeçon" continueront leur existence à Mons. Ce qui ne fut pas le cas dans les nombreuses autres villes où se genre de manifestations se déroulaient également (Voir Routes de Saint-Georges). Moins de dix ans se sont écoulés quand l'installation à Mons, en 1794, des révolutionnaires français met un terme définitif à l'existence du Chapitre Noble de Sainte Waudru.

Durant neuf années (1794-1803), les reliques de sainte Waudru furent mises en sécurité. Le corps de la sainte fut déposé en Allemagne à Rattingen, tandis que le Chef était mis en sûreté à Liège.

Dans le même temps, le Car d'Or était utilisé par les Français pour promener les déesses Raison et Liberté tandis que le mobilier de la Collégiale était pillé et la Chasse fondue.

(De récentes analyses ont démontré que les ossements contenus dans l'actuelle châsse avaient bien appartenu à une femme ayant vécu au VIIe siècle. Il a donc été accepté qu'il s'agissait plus que probablement des restes de sainte Waudru.

En 1803, comme le mentionnent les chronogrammes du Car d'Or, les reliques entrèrent solennellement à Mons. La Procession de la Trinité reprit alors son cours, mais sans le faste de l"Ancien Régime".

En 1820, une importante modification fut imposée à l'organisation de la Procession.


Le Doyen de l'époque, trouvant que cela était déplacé au sein même de la Procession,

Le Combat dit "Lumeçon", proprement dit se déroule sur la Grand' Place dès que les reliques de sainte Waudru sont rentrées dans la Collégiales à l'issue de la Procession.

En 1980, les acteurs retrouvent leur place, mais passive, dans la Procession. Plus tard, ils se retrouvent dans de nombreuses phases "In Collégiale" au cours de la Ducasse (Voir Acteurs et Procession).

La Première Guerre Mondiale privera les Montois de leur Ducasse.

En 1931, suite au cortège historique organisé pour le centenaire de l'indépendance de la Belgique, le Chanoine Edmond Puissant remit la Procession en valeur.

Il lui redonna un luxe qu'elle avait perdu au XIXe siècle. Sous son impulsion, la Procession devint davantage un cortège historico religieux, évoquant le prestigieux passé de la Ville de Mons, à la Renaissance, surtout.

Le Second Conflit Mondial perturbera encore l'organisation de la Procession et du Combat.
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 18:44

Mais ensuite, la Procession n'a cessé de se développer, de s'embellir. De 600 participants dans les années 80', elle en compte maintenant plus de 1500.

Aujourd'hui, la Procession est essentiellement constituée de groupes évoquant les confréries et corporations des différentes paroisses du Centre Ville ainsi que de groupes issus du "Grand Mons" (Constitué de Mons Centre et des anciennes communes d'avant la fusion).

Le Comité organisateur est aujourd'hui propriétaire de l'ensemble des costumes et une équipe des plus dévouées entretient durant la majeure partie de l'année ce véritable trésor.

Mais, l'événement probablement le plus marquant est la rénovation du Car d'Or (Voir le dossier qui lui est consacré) en 1988, à l'occasion du treizième centenaire de la mort de sainte Waudru.

Le Car d'Or que nous connaissons est un véhicule en bois peint et doré, tracté par six chevaux de trait. L'attelage fut d'abord fourni par le Comte de Hainaut, ensuite, et jusqu'en 1955, par les brasseurs.

Un premier "Kar" est mentionné dans les comptes de 1313-1314. Il sera plusieurs fois restauré ou même reconstruit à neuf.

En 1700, Claude- Joseph de Bettignies (1675-1740) fournit au Chapitre un nouveau Car.

Finalement, en 1780-1781, deux montois ; Midavaine et Ghienne ; construisent l'actuel Car d'Or sur lequel l'on retrouve trois angelots de 1700.

C'est sur ce Car qu'est déposée la Châsse de sainte Waudru chaque matin du Dimanche de la Trinité afin d'être processionnée.

Cette même Châsse trône le reste de l'année en haut du Choeur de la Collégiale Sainte Waudru.

Elle en est descendue pour une semaine chaque samedi soir de la Trinité lors d'une cérémonie aujourd'hui grandiose bien que relativement récente : "LA DESCENTE DE CHASSE", que nous vous décrivons maintenant en détail. Avec photos et films à l'appuis.




Tout commence avec Sainte Waudru.
Et la Procession perdrait une partie de sa magie si le samedi soir ne se déroulait la merveilleuse cérémonie de :
"La Descente de Châsse".

Véritable début de la Ducasse traditionnelle, la cérémonie de la Descente de la châsse de sainte Waudru se déroule en la Collégiale gothique, édifiée de 1450 à 1621 à la demande des Chanoinesses.

Issues de la haute noblesse européenne, les Chanoinesses de Sainte-Waudru sont les héritières de l’institution monastique fondée par sainte Waudru au VIIe s.

A l’origine, la communauté religieuse a probablement suivi la règle de saint Benoît, puis celle de saint Augustin. Vers le Xe-XIe s, l’institution se sécularise et donne naissance à un chapitre noble


Placées au Chapitre montois, quelquefois dès la petite enfance, les chanoinesses de Sainte-Waudru reçoivent une prébende annuelle. Elles ne sont pas religieuses et ne prononcent donc pas les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Elles assistent aux offices célébrés par les chanoines de Saint-Germain en la Collégiale et partagent le reste de leur temps entre les « obligations mondaines », les voyages et les œuvres de charité. La Révolution française met un terme à l’existence du Chapitre en 1793. Les chanoinesses s’en retournent alors dans leur famille et s’éparpillent en Europe. Une seule, Henriette-Bernardine-Josèphe de Spangen revient à Mons au début du XIXe et meurt dans sa maison de la rue Notre-Dame Débonnaire le 15 août 1853. Peu avant sa mort, elle avait offert à la Collégiale une toile (restaurée et visible dans la nef latérale nord) représentant « Sainte Waudru et ses filles visitant les prisonniers ».



La Descente de Châsse

Le Samedi soir, veille de la Trinité, sur le coup de 20h00, accueilli par le Doyen, le Président de la Fabrique d’église et le Président de la Procession du Car d’Or, le Collège des Bourgmestre et Echevins entre dans l’édifice par le portail ouest.

Au même moment, un cortège – dans lequel prennent place les enfants de chœur, les Pages de Roland de Lassus aux couleurs jaune et noire du Chapitre, les chanoinesses en costume de chœur du XVIe, les chanoines de Saint-Germain, le clergé en aube et le clergé revêtu d’ornements dorés – quitte la sacristie et le déambulatoire sud pour gagner, au son des orgues, des trompettes thébaines et des timbales, le chœur de la Collégiale en empruntant le collatéral sud et la nef centrale.

Arrivé en haut des marches du sanctuaire, le Doyen accueille en quelques mots les personnes présentes et conduit alors ses invités au chevet pour assister à la lente descente du précieux reliquaire suspendu toute l’année au-dessus du maître-autel.

Au son du « Fortem Virili Pectore » et des litanies – « Sancta Waldetrudis, ora pro nobis », la châsse descend doucement pour être fixée par le personnel de la Collégiale sur un brancard prévu à cet effet.

Après une courte prière, le Doyen encense la châsse et, dans une chapelle voisine, le reliquaire (1867) du Chef (tête) de la sainte couronné de roses rouges naturelles offertes par l’Autorité communale.

Le cortège se reforme pour accompagner les deux reliquaires par le déambulatoire et la nef latérale sud ; puis par la grande nef. « Pange lingua », « Regi Perennis » et litanies rythment leur lente progression.
Dès que les Pages de Roland de Lassus sont à leur place et que les chanoinesses et les chanoines de
Saint-Germain ont gagné les stalles, les deux reliquaires sont déposés sur des tables à l’entrée de la nef et dans la croisée du transept. Nouvelle prière, nouvel encensement, nouvel intermède musical.

Le panégyrique

Acolytes, clergé et invités prennent ensuite place dans le chœur pour écouter le panégyrique de sainte Waudru, lu solennellement par le doyen :

« Au Grand Bailli de Mons, Aux Echevins, aux Magistrats et aux Prévôts, A tous les Loyaux Montois et Gentilles Montoises, A tous les Montois Cayaux et à leurs Chambourlettes, Salut et bienvenue,

Ecoutez, bonnes gens, l’admirable histoire de madame sainte Waudru et de ses restes glorieux que nous venons d’exalter :

L’an de grâce 612, naquit à Coulsore, Waldetrude, fille de Walbert et de Bertille. Son père était intendant des domaines de Clotaire II. Sa mère l’éleva pieusement ainsi que sa sœur Aldegonde.
Donnée en mariage à Madelgaire, qu’on prénomma plus tard Vincent, elle mit au monde quatre enfants qui excellèrent tous dans la vie religieuse. Après avoir assumé l’éducation de ses enfants, Waudru résolut de se retirer du monde pour mener une vie plus contemplative.

Son mari l’y avait devancée, lui qui s’en était allé fonder un monastère à Hautmont, et plus tard à Soignies. Elle établit un Moustier dédié à saint Pierre, ici même à Castrilocus, endroit boisé tout proche de la butte du château de Mons. Suivie par quelques compagnes, elle mena de longues années durant une vie de prière, de charité et de pénitence. L’an 688 de l’incarnation du Christ, elle rendit sa belle âme à Dieu. intermède musical.
Ses reliques furent conservées à Mons, dans l’église Saint-Pierre, ensuite dans l’église voisine de Notre-Dame, qui prit dès lors le nom de Sainte-Waudru




Les foules du Hainaut vinrent au cours des siècles l’honorer et quérir, auprès d’elle, guérison et protection. Tant dans les édifices antérieurs que dans la Collégiale gothique reconstruite au XVe siècle ici même, son corps fut élevé au-dessus de l’autel principal du chœur, cependant que le reliquaire précieux qui renfermait sa tête était souvent porté processionnellement dans la ville pour implorer la miséricorde divine par l’intercession de sainte Waudru.

Fidèles à la tradition, une nouvelle fois, nous avons descendu le corps saint de madame sainte Waudru pour qu’il soit honoré, vénéré et accompagné dans son tour annuel de la Ville et de la Cité de Mons par tous les Montois Cayaux et Fidèles.

Daigne notre patronne accorder à tous, les « Bailli », Echevins, Magistrats, Prévôts et autres habitants ci-présents, Longue vie et santé, Paix et concorde, Bonheur et prospérité ».

Un intermède musical ponctue alors la cérémonie, et il est temps de confier la châsse à la garde du Bourgmestre, comme cela se fait depuis 1426 si l’on s’en réfère à l’historien Vinchant (vers 1580 – 1635) : « En ceste même année (1426), la nuict de la ste Trinité, XXV de May, fut présenté pour la première fois aux eschevins de la Ville de Mons par les chanoinesses, le corps de ste Waudru pour l’avoir en leur garde durant que la procession générale de la dicte ville marche dedans icelle ».




Le geste populaire
A l’issue de la cérémonie, nombreux seront ceux qui prendront le temps d’approcher la châsse pour la toucher et/ou mettre à son contact un mouchoir, un ruban, une médaille, … Vieux geste de dévotion populaire qui se perpétue de génération en génération !

Le Dimanche Matin…

La châsse sera posée sur le Car d’Or le dimanche matin, à l’issue de la messe de 07h45, en présence du clergé, bien sûr, des Présidents de la Fabrique et de la Procession, et de l’Autorité communale.
Les acteurs du combat dit « Lumeçon » sont également présents et aident à la pose de la châsse sur le Car d’Or.
Hommes blancs et hommes de feuilles poussent le célèbre véhicule à l’extérieur de la Collégiale et le place le long du chœur où il attend de prendre place dans la procession annuelle d’hommage à sainte Waudru plus connue sous le nom « Procession du Car d’Or »…

Procession du car d'or
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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 18:50

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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeLun 25 Mai - 19:01

Montée du Car d'or

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Combat dit Lumeçon

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et voici la chanson du doudou



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MessageSujet: Re: Folklore du Monde Entier   Folklore du Monde Entier Icon_minitimeMar 26 Mai - 12:45

Le Lavandou

Corso fleuri

Le Corso Fleuri la fête du Soleil et des Fleurs est l’un des évènements les plus attendus où un flot de couleurs et de musique déferlera sur le front de mer. Avec ses 18000 spectateurs et la participation très active de tous les habitants du Lavandou, ce sera le temps d’un après-midi, le théâtre d’une parade fleurie. Plus d’une vingtaine de chars habillés de milliers de fleurs naturelles et ornés de leurs plus beaux atouts entreront dans une danse colorée aux côtés de majorettes, musiciens, fanfares et troubadours. La célèbre bataille de fleurs viendra clôturer cette fête du soleil et des fleurs, et vous permettra de ramener un petit souvenir de cette fabuleuse journée.

Le rendez-vous est donné chaque année, alors n’hésitez plus venez partager cette ambiance de musique, fleurs et couleurs avec nous.

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