LES POPOTES DU MONDE ENTIER
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 contes et légendes

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MessageSujet: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeMer 3 Juin - 23:00

par littlelepage

L'histoire que je vais vous raconter,aurais bien pu ce passer il y a bien longtemps de cela

C'est l'histoire d'un petit insecte qui a sauvé la vie d'un innocent.
Au milieu du 12éme siècle par une belle journée d'été dans une petite ville du midi de la France,
on amena sur un chariot vers le billot où l'attendait le bourreau
un preux chevalier condamné à mort alors qu'il était innocent,
sur le trajet, la foules s'écriait
« assassin assassin ".Ce qui allait se passer jamais personnes n'a pu comprendre,
quand le bourreau s'apprêta à lui couper la tête le preux Chevalier s'écria Sur le billot était installé un petit insecte de couleur rouge au point noir
c'est alors que le preux Chevalier prenant le petit insecte et dit
« il est innocent tout comme moi je ne voudrais pas qu'il soit tué par ma tête tranchée » quand il le lâcha gentiment le petit insecte pris un instant avant de s'envoler,
la foule qui observa la scène tout en rigolant s'écria « qu'on en finisse »
c'est alors qu'il déposa sa tête sur le billot, et quand le bourreau voulu la trancher
la hache ce brisa.
La foule stupéfait se mire à crié

[« miracle miracle ils se mirent tous à genou et pria
Le preux chevalier fus gracié comme voulu la tradition, ]
c'est depuis ce temps la que l'on appela ce petit insecte la bête à Bon Dieu,
de nos jours on l'appelle la coccinelle
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeMer 3 Juin - 23:05

par littlelepage

Il y à très longtemps de cela dans un petit village du moyen-âge vivait un petit bossu très laid, tout le monde se moquaient et riaient de lui à son passage.
Ce petit bossu bien que très difforme avait pourtant un don extraordinaire, c’est de pouvoir joué de la flute, et de belle mélodies, mais hélas personne ne voulait l’écoutez.
Ce petit bossu avait le cœur briser de tristesse, si bien qu’il quitta un jour le village et alla se réfugié dans la forêt, le cœur en larme il joua de la flute, c’est alors que tout les oiseaux et animaux venait près de lui pour l’écouté dans un profond silence, peu de temps après une fée lui apparue ‘’pourquoi es tu si triste’’ lui demanda la fée, le petit bossu lui expliqua son chagrin.
La fée ému et émerveillé par sa musique lui donna un coup de baquette magique pour le récompenser et lui dit ‘’ va, retourne chez toi, ne sois plus triste’’.
Le petit bossu n’en revenait pas il était devenu beau et grand, il n’avait plus de bosse, remercient la fée et heureux il s’en alla retourner au village ou plus personne ne se moquaient de lui.
C’est depuis ce jour la, que bien d’autres bossus jaloux s’en allèrent, joué de la flute dans la forêt, mais ils jouèrent si mal que la fée pour les punir leur donnèrent un coup de baquette magique, c’est ainsi ils furent tous très laid avec deux bosses.
Ce petit village de nos jours est devenu une grande ville nommé « La Louvière »
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeMer 3 Juin - 23:25

Il était une fois, il y a bien longtemps, un minuscule pays qui était si petit qu'il n'y avait trace de lui dans aucune carte. Ce pays, le monde fantastique, était gouverné par la reine des fées. C'était une dame magnifique, elle avait de longs cheveux blonds, de grands yeux gris et un sourire radieux. Ce pays était très prospère, on ne connaissait ni la peur, ni la faim, ni la soif, ni la misère, ni les guerres.


Ses habitants vivaient en harmonie avec les animaux et leur seule nourriture était faite de pétales de fruits ou de roses dont chaque espèce ou couleur apportait un pouvoir ou une essence naturelle indispensable à leur survie.

Les lacs d'eau, intarissables, étaient si clairs et si transparents que l'on pouvait voir les milliers de poissons couleur de feu qui y vivaient. Dans les forêts, le soleil se reflétait sur les branches en or ou en argent. Les gens ne connaissaient pas la misère car chaque fruit était enrobé d'une matière précieuse: toutes les cerises étaient recouvertes d'une enveloppe de diamant, les framboises de saphir, les poires de rubis, les pommes d'émeraudes, les pêches d'aigue-marine... une fois la précieuse enveloppe retirée, on pouvait manger le fruit juteux.


Les plumes des oiseaux étaient de soie, et la fourrure des animaux était de satin. Les robes des demoiselles étaient le plus souvent de tulles et plus rarement de soie ou de satin car il fallait attendre qu'un animal meurt de mort naturelle pour lui ôter sa fourrure ou son plumage. Les coutures ou broderies étaient de fils d'or blanc, et ornées de milliers d'éclats de cristal. les chapeaux étaient cousus fil par fil à la main, et les écharpes ou les gants n'existaient pas, car l'hiver n'existait pas.

Dans ce pays toutes les femmes étaient différentes mais toutes plus belles les unes que les autres et les hommes, tous des seigneurs, ne connaissaient pas la jalousie.


Mais ce pays était si petit que personne, sauf ses habitants, ne pouvait le trouver, les terriens en firent donc une légende. Idéalisé, le pays devint une véritable quête et une obsession pour le reste de la planète qui connaissait le froid, la peur et la misère.

Le monde, à cette époque, ne s'organisait alors qu'autour de la perspective de trouver ce beau pays. Les habitants du monde fantastique se faisaient de plus en plus de soucis à cause de cette frénésie qui touchait la planète.

La reine des fées, qui était la dernière de son espèce se tourmentait à ne savoir que faire. Si les terriens venaient à trouver le pays ils le pilleraient, tueraient toutes les bêtes, voleraient toutes les richesses, emporteraient toutes les femmes, videraient l'eau des lacs, et couperaient tous les arbres.

Leur terre ne serait plus et leur prospérité ne serait plus qu'une légende. La seule solution pour que le pays ne fusse pas envahie, était pour la reine de vivre comme le commun des mortels et de se marier avec un terrien qui serait aussi bon que les gentils hommes de son royaume. Mais la reine ne pourrait jamais tomber amoureuse, car les reines ne pouvaient pas.


Elle décida alors de quitter ses beaux atours et de s'habiller en terrienne, mais une fois le moment venu de partir elle dut laisser son cheval à l'écurie car sa robe couleur de neige et ses crins couleur de lune les trahiraient tous deux.

Elle fit donc ses adieux à son peuple, qui pour la première fois connut la douleur et la tristesse. elle prit son sac dans lequel elle avait emporté quelques sortilèges et quelques trésors et partit à pied sur le long chemin qui la mènerait hors de son royaume. Elle marcha pendant 100 jours et 100 nuits dans les forêts sombres et la neige froide que connaissait le monde extérieur. Puis elle arriva enfin à une auberge, où elle demanda une chambre pour la nuit.

Le lendemain elle partit très tôt pour la ville. Dans celle-ci où tout lui semblait plus dure, elle demanda, loua une chambre pour une année, dans un modeste logis.


Cinq mois étaient déjà passés, et déjà dans tout le pays tout le monde ne parlait que de cette merveilleuse femme qui tous les jours achetait une centaine de roses. Personne ne savait d'où elle venait, et personne n'avait vu si grande beauté. On dirait même que ses cheveux étaient d'or et que ses yeux étaient de diamants. Bientôt tous les hommes du royaume voulurent l'épouser, si bien que la reine des fées dut s'enfermer dans sa chambrette pour n'en sortir que la nuit ou dissimulée sous une cape. Elle allait chercher de l'eau fraîche et des roses pour se nourrir.


Un jour le fils du roi qui ne pouvait se marier tant il trouvait laide et sotte les demoiselles de son pays, entendit parler de la désormais légendaire beauté de la reine qu'on surnommait Epine, du fait de ses achats de roses.

Il décida de faire le plus grand et le plus beau bal que le monde n'ai jamais vu. Il envoya une carte à Epine qui lassée de cette banale vie de mortel décida d'aller au bal. pour l'occasion elle cassa l'écorce d'une cerise, et échangea l'écorce de diamant contre la plus belle robe de tous le royaume. C'était
une robe bleu couleur de ciel sur laquelle elle fit accrocher des éclats de diamants.


Elle brossa ses longs cheveux et loua un carrosse ou elle partit pour le bal. Quand elle arriva, tout le monde comprit qu'elle était la belle Epine. le roi l'aperçut et après avoir faillit s'étouffer il la désigna à son fils. Epine comprit que la fête avait été réservée en son honneur car le sol, les tables et les murs étaient recouverts de roses de toutes les couleurs, et bien qu'elle en eu l'eau à la bouche elle ne laissa rien paraître.

Quand le prince s'approcha de la fée, il eut les yeux brûlés par sa beauté. Il sut alors qu'il avait enfin trouvé la femme de sa vie. En effet, il avait entendu dire que la dame était d'une intelligence et d'une culture rare. Quant à elle, la reine qui n'avait que 20 ans, n'était pas dupe et sut qu'elle ne pouvait tomber amoureuse.


Deux mois passèrent, et le mariage d'Epine et du prince Constant fût célébré. La reine avait accomplie sa mission, et son royaume ne serait pas envahie, car désormais, le monde ne tournait qu'autour de la merveilleuse beauté de la fée. Même si son mari était très beau, gentil et très attentif à ses moindre désir, Epine souffrait de l'absence de son peuple, de ses amis, et de son magnifique cheval.

Elle savait qu'elle ne pourrait revenir chez elle qu'après avoir donné une fille aussi belle qu'elle, et qui aurait hérité de ses vertus magique. D'année en année, Epine s'attacha à son mari, ils s'entendaient merveilleusement bien et elle savait que si elle pouvait elle serait amoureuse de lui. Dix ans plus tard, la futur princesse soufflait ses cinq bougies. Mais les deux autres enfants n'étaient jamais venu au monde.


La reine, de plus en plus triste, demanda à son mari de la laisser retourner d'où elle venait pour une année avec leur fille, et elle jura qu'après elle reviendrait. Le prince accepta et la reine revint dans son pays ou elle éleva sa fille pour qu'elle puisse s'accoutumer à ses futurs taches de reine. L'année suivante elle revint avec sa fille et décida de repartir chez elle avec son mari.

Elle se dit qu'elle lui dirait toute la vérité, mais que si il ne voulait pas garder le secret elle devrait le tuer.


Epine, de son surnom, expliqua alors dans une conversation qui dura 10 jours et 10 nuits à son époux son histoire, et enfin lui demanda de venir avec elle. Il lui dit qu'il devait réfléchir, elle lui accorda une année entière pour qu'il puisse se décider. L'année suivante, la petite princesse qui se nommait Sarrinna avait 7 ans, et le temps était venu pour son père de donner sa réponse à sa femme.

Il accepta de partir avec elle. quand ils arrivèrent dans le monde fantastique, le prince pleura devant tant de beauté. 3 années plus tard la princesse prit le pouvoir et la reine des fées eu alors le droit d'aimer, car le royaume n'était plus à sa charge. Elle eut enfin droit au pur bonheur, elle aimait sa fille, son mari et tous deux l'aimaient aussi.


Quant au reste de la planète, les gens ne consacrèrent leur attention que sur la belle histoire, qui devint légende du prince et de la belle Epine qui disparurent un beau matin de printemps
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeJeu 4 Juin - 22:59

Une autre, une autre, j'adore ça contes et légendes 370920
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeJeu 4 Juin - 23:54

Et si la vie c'était ca


Partout sur la terre voyageait un couple mystérieux :
Lui, se nomme Amour et Elle, Tendresse.

Elle passe son temps à le nourrir pendant que lui emporte les palmes du succès !
Elle est, semble-t-il, plus naturelle...
Une drôle de petite chaumière les abrite, elle a nom "coeur" ou "esprit" selon les êtres.
A l'aube de leur vie, Elle est déjà plus forte que Lui, plus présente peut être ;
Lui, semble-t-il ose moins se dire et parfois l'empêche, Elle, de s'exprimer.
Plus pudique ou plus méfiant ? nul ne le sait.
Bien souvent, on l'invite Lui à venir réchauffer notre chaumière
mais souvent on oublie que Elle, si elle se donne, Elle a aussi et souvent besoin
de se ressourcer, de recevoir.
Si vous ne savez par leur donner un cocon pour les y loger,
ils s'amenuisent et meurent dans l'indifférence,
mais pour qui sait les regarder et les abreuver,
Ils seront son bâton de vieillesse, et de pélerin.
Ils se soutiennent, sont indissociables. On eut crû un moment qu'Ils n'étaient
qu'un, mais d'aucuns ont osé s'en jouer et maintenant,
il n'appartient quà de rares élus de les abriter tous les deux ensemble...

....Et n'a-t-on jamais vu sur un vieux banc de bois,
sourire sous la neige de leur cheveux,
Monsieur Amour et Madame Tendresse, tout au bout de leur route à deux ?
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeJeu 4 Juin - 23:56

A livre ouvert

Approche, approche, n'ai pas peur. Oui c'est bien à toi que je parle, toi qui tiens ce livre entre tes mains. Non, surtout ne le ferme pas, je ne te veux aucun mal. Tu ne peux pas savoir comment cela me fait plaisir de te rencontrer, de pouvoir enfin parler à quelqu'un. Il fait si sombre ici.
Oh non ne tremble pas, je ne suis qu'un petit elfe inoffensif. La vilaine sorcière Sirata m’a jeté un sort alors que j'errais dans la forêt à la recherche de champignons pour le dîner. Depuis je suis enfermé dans ce livre dans l'attente que quelqu'un l'ouvre pour enfin me délivrer. Et te voilà. Je suis si heureux.
Comment? Tu veux savoir comment je m'appelle? Citronie. Je te vois sourire. Tu le trouves marrant comme nom. Il m'a été donné en rapport avec le citron que je porte toujours sur le dos et qui me sert de nid douillet. Tournes la page et regardes, il s'ouvre par le milieu et je m'y glisse comme ça. On y est très confortable. Tu dis? Tu veux aller dedans. Promis, des que je sors d'ici, je te laisse pénétrer dans mon petit nid en forme de citron. Pour l’heure il va falloir que tu m’aides. Mais surtout n’en parles jamais à personnes, ça doit rester secret, et si tu tiens promesse, on pourra se revoir autant de fois que tu le souhaiteras et je te ferais visiter mon monde. Je vois ces étincelles dans tes yeux. Non ne dis rien, je sais. Alors écoute moi bien.
Pendant que j’étais enfermé dans ce livre, j’ai traversé et pénétré chacune de ces pages et j’y ai rencontré du monde, plus ou moins sympatiques, des monstres même que j’ai du affronter pour passer à la page suivante, et arrivé à la page 112, ah oui la page 112, je ne l’oublierai jamais cette page là, se tenait devant moi un druide. Je m’approcha de lui et m’apprêtais à lui raconter mon histoire quand celui-ci m’interrompit pour me dire qu’il savait tout. Depuis que j’avais été enfermé dans ce livre, il avait senti ma présence et lu dans mes pensées et il m’attendait. Et c’est là qu’il me délivra le secret pour sortir d’ici. Alors voilà, ouvre bien grand tes oreilles. Il faudrait que tu trouves de l’eau, mais pas n’importe laquelle, pas de l’eau du robinet ni celle que l’on trouve dans les rivières, lacs ou mers mais de l’eau de pluie. Pourquoi tes yeux s’attristent ? Il fait un grand soleil dehors. Oh non, c’est vraiment pas de chance. Pourquoi le sort s’acharne encore contre moi. Je suis désemparé, je… Ah qu’est ce qui se passe ? Arrête de crier, que t’arrives t’il ? Tu dis ? Le temps est en train de se couvrir. Il se met à pleuvoir. Oh ! Miracle. Serait ce un tour du druide ? Oui j’en suis sûr, merci Mr le druide, je sais que vous m’entendez, merci, merci, merci. Allez mon petit sauveur, va vite cherche de l’eau de pluie que tu déposeras sur ton doigt. Tu as fait vite dit donc. Maintenant fait la tomber sur moi et je serais enfin hors de ce livre.
Wouah ! Je peux enfin bouger, courir, sauter. Merci, vraiment merci, je vais vite rejoindre les miens qui doivent s’inquiéter et promis, je reviens te voir demain et te ferais découvrir mon monde. A demain mon petit sauveur.
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeJeu 4 Juin - 23:58

Annabelle et le loup à la fenêtre


Dehors, la pluie qui tombe se calme un peu.

Annabelle rajuste une mèche de ses cheveux roux. Qui retombe. Qu’elle remet en place. Qui retombe encore. Et qu’elle laisse finalement flotter sur ses tâches de rousseurs et ses yeux verts.

Elle regarde par la fenêtre la pluie tomber. Autour d’elle les autres élèves s’appliquent sur leur devoir d’écriture. Mais Annabelle n’arrive pas à se concentrer. Elle préfère compter les gouttes de pluie qui se posent doucement sur la vitre à côté d’elle…

Arrivée à cent - promis - elle se remettra à sa dictée. Mais seulement lorsque cent gouttes de pluies seront tombées sur la fenêtre.
Pas une de plus, pas une de moins.
97, 98, 99… Alors qu’elle allait finir son décompte, un loup passe devant elle.
Toc, toc, toc frappe t’il à la fenêtre. Bonjour petite fille, veux-tu bien me laisser entrer ? Il fait si froid dehors, et tout loup que je sois, je déteste être trempé.
Non, non, non répondit Annabelle. Je ne suis pas si naïve, car je sais bien que si je te laisse entrer, tu me croqueras, comme une simple gaufre au chocolat.
Mais non, trois fois non répondit le loup, je ne croque que les pissenlits, car vois-tu, petit fille, je ne suis qu’un loup végétarien…!
Non, non, et mille fois non, reprit Annabelle, je ne suis pas si sotte. Je t’ai trop vu dans les histoires, vanter ta gentillesse à des petites filles. Or toute petite fille que je sois, je ne crois pas à ta tendresse.
Mais regarde pourtant, mes crocs sont émoussés et bien fragiles, ils ne peuvent, à la limite, ne dévorer que des carottes mal cuites !
Non, non, non, rien n’y fait, je ne te crois pas, tu es un méchant loup, et ainsi j’ai décidé : méchant loup, dehors tu resteras !
Mais écoute bien petite fille, n’entends-tu point mes os grelotter ? Ne vois tu point mon pelage s’affaisser sous les assauts de la pluie ?
Sache monsieur loup, que les gouttes de pluie sont mes amies, et que si elles te sont antipathiques, tu n’as qu’à, comme moi, les apprivoiser.
Je veux bien petite fille, mais je ne suis point dresseur de pluie. Les rayons du soleil, eux, sont tout ouït à mes suppliques. Les gouttes de pluie, elles, n’en font qu’à leur guise !
Que nenni, monsieur le loup, je ne vous crois guère. Car il suffit, pour cela, de leur parler comme il se doit.
Et bien, petite fille, apprend moi vite ce langage, que je puisse dire aux nuages, de ne plus envoyer ses émissaires laminer ma peau fragile.
Très bien, monsieur le loup, puisque tu semble de bonne foi et puisque entre des dents je ne vois points de lièvre ou de petite fille, mais un morceau d’épinard un peu défraîchi, je veux bien t’apprendre comment parler au mauvais temps.
Je t’écoute petite fille, ne me fais plus attendre, je sens déjà le froid engourdir mes coussinets.
Commence par leur donner le mot magique, reprit Annabelle, le sésame qui tournera les oreilles susceptibles des cumulonimbus vers ta prière.
Quel est-il ? Quel est ce mot magique ? Par pitié petite fille, dis le moi, apprends le moi !
Approche ton oreille pointue tout contre la vitre, monsieur loup, je ne puis le dire à voix haute, de peur que la maîtresse ne s’aperçoive et ne te chasse, sans alors aucune chance, ensuite, de connaître ce fameux mot de passe.
Vois petite fille, mon oreille se dresse, elle n’attend plus que tu le lui dises !
Voila, monsieur le loup, quel est ce mot magique : il s’agit du mot « glouton ».
En es-tu sûre petite fille ? Est-ce bien ce mot qui me réchauffera ?
Assurément monsieur le loup, il n’en existe, par delà le monde et les langues, qu’un seule pour parler avec l’averse. Mais attends monsieur loup, pour bien charmer l’ondée, il faut aussi l’épeler !
Je m’y attelle sans tarder merci petite fille !! Mille mercis !
Et le loup dit, et le loup épela : g.l.o.u.t.o.n.
Et la pluie cessa.
Annabelle quitta des yeux la fenêtre, et d’une main sûre écrivit le mot sur lequel tant elle doutait, puis remit sa copie à la maîtresse.

Dehors, un arc-en-ciel se forme,
près d’un nuage au nez pointu
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeSam 6 Juin - 15:41


Le demi décapité





Une légende raconte que saint Denis se releva après avoir été décapité, et

comme si rien ne s’était passé, il ramassa sa tête. Une pareille chose est à

douter ! Mais avoir eu la tête à moitié tranchée par le bourreau, se remettre de

sa blessure et vivre encore 12 années, cela est extraordinaire et pas croyable,

et pourtant... Les Chroniques nous rapportent que dans les premières années

du XVIe siècle, c’est-à-dire du temps où Charles-Quint régnait,


un dénommé Arnoul de Beer fut condamné à être décapité.

Les uns racontent qu¹il avait tué un homme et l’avait coupé en morceaux, d’autres qu¹il avait empoisonné et volé sa victime,

en un mot sa sentence portait " a causé quelque dommage ".

Aussi, un jour de l’an 1515, le peuple se pressait sur la Grand-Place où

l’exécution devait avoir lieu.

Les échevins y assistaient des fenêtres de l’hôtel de ville.

Un chariot arriva avec le condamné, qui en descendit dignement et

monta d’un pas ferme sur l’échafaud.

Il reçut les dernières consolations du prêtre qui l’accompagnait, embrassa la croix et s’agenouilla devant le billot.

Le bourreau lui banda les yeux, saisit son glaive et un bruit sourd retentit, le

condamné tomba, la tête en avant.

L’arme n’avait fait qu¹une entaille profonde à la naissance du cou, le sang ruisselait à flot de sa blessure.

Un murmure d’horreur circula dans la foule, le chroniqueur raconte que le condamné se releva sur les genoux,

tandis que des affreux sanglots sortaient de sa poitrine.

Les gens qui se trouvaient aux premiers rangs, près de l’échafaud,


pressés par les derniers

rompirent la ligne des soldats.

Le bourreau se préparait à achever sa victime, il brandit son glaive qui s’abaissa, son émotion fit trembler son bras, à moins que la victime,

hurlant et tressautant de douleur, l’empêchât de viser juste.

Le deuxième coup de glaive, au lieu de séparer la tête du tronc, fit

une seconde blessure à côté de la première. Alors ce fut parmi la population

un frisson d’horreur, des cris retentirent, en un clin d’œil, les soldats furent

refoulés, l¹échafaud envahi et le bourreau renversé.

Des gens piétinaient le bourreau, d’autres le frappaient; on le traîna sur la Grand-Place et on l’eût certainement massacré,

si des soldats n’étaient intervenus à temps,

et le dégager des mains de la populace.

Une émeute faillit éclater.

Mais à la faveur de ce tumulte, Arnoul de Beer avait disparu.

Des complices ou des collègues l’avaient-ils emporté et favorisé sa fuite ?

Peut-être, était-ce simplement de bons bourgeois qui, pris de pitié pour ce malheureux supplicié, l’avaient emporté en lieu sûr pour le soigner.

On appris par d’autres écrits qu¹il fut

emporté au couvent des Récollets qui existait près de l’église de Saint-Nicolas,

à cette époque.

Il y fut soigné par les moines et fait extraordinaire, il guérit.

A sa guérison, il se retira à Berg-op-Zoom, où il vécut encore douze années.

Il y était connu sous le nom de Beerke-Halff-Gericht, c¹est-à-dire,

" de Beer à moitié justicier " ou encore " Le petit ours à moitié justicier ".
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeDim 7 Juin - 14:51


LES MANGEURS DE POULETS


Peut-on accuser les Bruxellois du péché de gourmandise ? Sont-ils de fines fourchettes ?

Personnellement, je répondrai par la négative à ces deux questions.

Le Bruxellois n’est pas une fine fourchette mais une bonne fourchette, Le sens que l’on donne à la fourchette est très différent.

D’autre part, je ne vois pas ce qu’il y a de déshonorant à être gourmand.

Toutefois, si le Bruxellois semble ignorer un des sept péchés capitaux, c’est qu’il a toujours craint la faim. Mais hélas sa goinfrerie lui fit perdre une bataille et le ridiculisera aux yeux de ses ennemis, puisque depuis cette défaite, il devra porter pour toujours le sobriquet de ‘’Kéekefret’’ (Mangeur de poulets).

L’aventure de triste mémoire se déroule au milieu du mois d’août de l’an 1371. Le duc Wenceslas se trouvait à la tête d’une armée de Brabançons. La noblesse était venue rejoindre son duc à Louvain et toute la troupe prit la route en direction du pays de Juliers.

Si le duc Wenceslas passait pour être un prince à la fois léger et insouciant, par contre le duc de Juliers, lui, s’enrichissait en donnant asile à des pirates et autre bandits de grands chemins, C’est brigands détroussaient les marchands et partageaient leur riche butin avec celui qui les protégeait.

Afin de débarrasser le pays de ces hordes, toujours soucieux de faire respecter les lois et les privilèges, les Bruxellois prirent le mors aux dents et sous la conduite de leur duc, se dirigèrent vers ce lointain duché que personne ne connaissaient.

Les soldats emportèrent avec eux des provisions, trop de provisions, énormément de provisions. Des volailles par centaines, des poulets à la peau tendre, des poules bien grasses, des poulardes bien en chair, et surtout, j’allais oublier de nombreux tournebroches. Il y avait de quoi soutenir un siège de six mois.

Pourquoi avoir mobilisé l’armée du duc de Brabant, tout entière, alors qu’il s’agissait finalement d’une simple opération de milice ? Pourquoi avoir fait appel aux Bruxellois, le corps d’élite de l’armée brabançonnes, suffisait afin d’exterminer des bandes de pillards ? La bataille était donc gagnée d’avance.

Mais entre-temps, le duc de Juliers s’allie au duc de Gueldre et c’est ici que le vent va tourner au grand désavantage de nos mangeurs de poulets.

L’affrontement aura lieu à Bastweiler, près de Gelenkirchen, le 21 août 1371. Et c’est dans ces plaines que les Brabançons connurent une solide défaite.

Sept milles soldats et sept cents nobles furent tués et le duc Wenceslas, lui-même, fut fait prisonnier. Ce fut la panique. Les Bruxellois en eurent l’appétit coupé.

Plus tard le duc de Brabant sera libéré contre une rançon de 3.000 moutons d’or.

Après leur victoire, les ducs de Juliers et de Gueldre découvrirent dans les bagages des combattants bruxellois, une quantité invraisemblable de poulets ainsi que du saumon, des truites et des anguilles.

Au soir de la bataille, les vainqueurs improvisèrent un somptueux banquet, au nez et à la barbe des vaincus, grâce aux victuailles qu’ils ont dû, contre leur gré, abandonner sur le champ de bataille.

Les Bruxellois jurèrent, mais un peu tard, qu’on ne les y prendrait plus.

Voila pourquoi, depuis plus de six siècles, ils doivent supporter le sobriquet de ‘’Kéekefret’’ (Mangeurs de poulets)



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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeDim 7 Juin - 16:35

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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeLun 8 Juin - 17:24

Bonne Humeur

Mon père m'a fait hériter ce que l'on peut hériter de mieux : ma bonne humeur. Qui était-il, mon père ? Ceci n'avait sans doute rien à voir avec sa bonne humeur ! Il était vif et jovial, grassouillet et rondouillard, et son aspect extérieur ainsi que son for intérieur étaient en parfait désaccord avec sa profession. Quelle était donc sa profession, sa situation ? Vous allez comprendre que si je l'avais écrit et imprimé tout au début, il est fort probable que la plupart des lecteurs auraient reposé mon livre après l'avoir appris, en disant : " C'est horrible, je ne peux pas lire cela !" Et pourtant, mon père n'était pas un bourreau ou un valet de bourreau, bien au contraire ! Sa profession le mettait parfois à la tête de la plus haute noblesse de ce monde, et il s'y trouvait d'ailleurs de plein droit et parfaitement à sa place. Il fallait qu'il soit toujours devant - devant l'évêque, devant les princes et les comtes ... et il y était. Mon père était cocher de corbillard !
Voilà, je l'ai dit. Mais écoutez la suite : les gens qui voyaient mon père, haut perché sur son siège de cocher de cette diligence de la mort, avec son manteau noir qui lui descendait jusqu'aux pieds et son tricorne à franges noires, et qui voyaient ensuite son visage rond, et souriant, qui ressemblait à un soleil dessiné, ne pensaient plus ni au chagrin, ni à la tombe, car son visage disait : " Ce n'est rien, cela ira beaucoup mieux que vous ne le pensez ! "
C'est de lui que me vient cette habitude d'aller régulièrement au cimetière. C'est une promenade gaie, à condition que vous y alliez la joie dans le cœur - et puis je suis, comme mon père l'avait été, abonné au Courrier royal
Je ne suis plus très jeune. Je n'ai ni femme, ni enfants, ni bibliothèque mais, comme je viens de le dire, je suis abonné au Courrier royal et cela me suffit. C'est pour moi le meilleur journal, comme il l'était aussi pour mon père. Il est très utile et salutaire car il y a tout ce qu'on a besoin de savoir : qui prêche dans telle église, qui sermonne dans tel livre, où l'on peut trouver une maison, une domestique, des vêtements et des vivres, les choses que l'on met à prix, mais aussi les têtes. Et puis, on y lit beaucoup à propos des bonnes œuvres et il y a tant de petites poésies anodines ! On y parle également des mariages et de qui accepte ou n'accepte pas de rendez-vous. Tout y est si simple et si naturel ! Le Courrier royal vous garantit une vie heureuse et de belles funérailles ! A la fin de votre vie, vous avez tant de papier que vous pouvez vous en faire un lit douillet, si vous n'avez pas envie de dormir sur le plancher.
La lecture du Courrier royal et les promenades au cimetière enchantent mon âme plus que n'importe quoi d'autre et renforcent mieux que tout ma bonne humeur. Tout le monde peut se promener, avec les yeux, dans le Courrier royal, mais venez avec moi au cimetière ! Allons-y maintenant, tant que le soleil brille et que les arbres sont verts. Promenons-nous entre les pierres tombales ! Elles sont toutes comme des livres, avec leur page de couverture pour que l'on puisse lire le titre qui vous apprendra de quoi le livre va vous parler ; et pourtant il ne vous dira rien. Mais moi, j'en sais un peu plus, grâce à mon père mais aussi grâce à moi. C'est dans mon "Livre" des tombes ; je l'ai écrit moi-même pour instruire et pour amuser. Vous y trouverez tous les morts, et d'autres encore ...
Nous voici au cimetière.
Derrière cette petite clôture peinte en blanc, il y avait jadis un rosier. Il n'est plus là depuis longtemps, mais le lierre provenant de la tombe voisine a rampé jusqu'ici pour égayer un peu l'endroit. Ci-gît un homme très malheureux. Il vivait bien, de son vivant, car il avait réussi et avait une très bonne paie et même un peu plus, mais il prenait le monde, c'est-à-dire l'art trop au sérieux. Le soir, il allait au théâtre et s'en réjouissait à l'avance, mais il devenait furieux, par exemple, aussitôt qu'un éclairagiste illuminait un peu plus une face de la lune plutôt que l'autre ou qu'une frise pendait devant le décor et non pas derrière le décor, ou lorsqu'il y voyait un palmier dans Amager, un cactus dans le Tyrol ou un hêtre dans le nord de la Norvège, au-delà du cercle polaire ! Comme si cela avait de l'importance ! Qui pense à cela ? Ce n'est qu'une comédie, on y va pour s'amuser ! ... Le public applaudissait trop, ou trop peu. "Du bois humide, marmonnait-il, il ne va pas s'enflammer ce soir. " Puis, il se retournait, pour voir qui étaient ces gens-là. Et il entendait tout de suite qu'ils ne riaient pas au bon moment et qu'ils riaient en revanche là où il ne le fallait pas ; tout cela le tourmentait au point de le rendre malheureux. Et maintenant, il est mort.
Ici repose un homme très heureux, ou plus précisément un homme d'origine noble. C'était d'ailleurs son plus grand atout, sans cela il n'aurait été personne. La nature sage fait si bien les choses que cela fait plaisir à voir. Il portait des chaussures brodées devant et derrière et vivait dans de beaux appartements. Il faisait penser au précieux cordon de sonnette brodé de perles avec lequel on sonnait les domestiques et qui est prolongé par une bonne corde bien solide qui, elle, fait tout le travail. Lui aussi avait une bonne corde solide, en la personne de son adjoint qui faisait tout à sa place, et le fait d'ailleurs toujours, pour un autre cordon de sonnette brodé, tout neuf. Tout est conçu avec tant de sagesse que l'on peut vraiment se réjouir de la vie.
Et ici repose l'homme qui a vécu soixante-sept ans et qui, pendant tout ce temps, n'a pensé qu'à une chose : trouver une belle et nouvelle idée. Il ne vivait que pour cela et un jour, en effet, il l'a eue, ou du moins, il l'a cru. Ceci l'a mis dans une telle joie qu'il en est mort. Il est mort de joie d'avoir trouvé la bonne idée. Personne ne l'a appris et personne n'en a profité ! Je pense que même dans sa tombe, son idée ne le laisse pas reposer en paix. Car, imaginez un instant qu'il s'agisse d'une idée qu'il faut exprimer lors du déjeuner pour qu'elle soit vraiment efficace, alors que lui, en tant que défunt, ne peut, selon une opinion généralement répandue, apparaître qu'à minuit : son idée, à ce moment-là risque de ne pas être bien venue, ne fera rire personne et lui, il n'aura plus qu'à retourner dans sa tombe avec sa belle idée. Oui, c'est une tombe bien triste.
Ici repose une femme très avare. De son vivant elle se levait la nuit pour miauler afin que ses voisins pensent qu'elle avait un chat. Elle était vraiment avare !
Ici repose une demoiselle de bonne famille. Chaque fois qu'elle se trouvait en société, il fallait qu'elle parle de son talent de chanteuse et lorsqu'on avait réussi à la convaincre de chanter, elle commençait par : "Mi manca la voce !", ce qui veut dire : "Je n'ai aucune voix ". Ce fut la seule vérité de sa vie.
Ici repose une fille d'un genre différent ! Lorsque le cœur se met à piailler comme un canari, la raison se bouche les oreilles. La belle jeune fille était toujours illuminée de l'auréole du mariage, mais le sien n'a jamais eu lieu ... !
Ici repose une veuve qui avait le chant du cygne sur les lèvres et de la bile de chouette dans le cœur. Elle rendait visite aux familles pour y pêcher tous leurs péchés, exactement comme l'ami de l'ordre dénonçait son prochain.
Ici c'est un caveau familial. C'était une famille très unie et chacun croyait tout ce que l'autre disait, à tel point que si le monde entier et les journaux disaient: "C'est ainsi !" et si le fils, rentrant de l'école, déclarait : " Moi, je l'ai entendu ainsi ", c'était lui qui avait raison parce qu'il faisait partie de la famille. Et si dans cette famille il arrivait que le coq chantait à minuit, c'était le matin, même si le veilleur de nuit et toutes les horloges de la ville annonçaient minuit.
Le grand Goethe termine son Faust en écrivant que cette histoire pouvait avoir une suite. On peut dire la même chose de notre promenade dans le cimetière. Je viens souvent ici. Lorsque l'un de mes amis ou ennemis fait de ma vie un enfer, je viens ici, je trouve un joli endroit gazonné et je le voue à celui ou à celle que j'aurais envie d'enterrer. Et je l'enterre aussitôt. Ils sont là, morts et impuissants, jusqu'à ce qu'ils reviennent à la vie, renouvelés et meilleurs. J'inscris leur vie, telle que je l'ai vue moi, dans mon " Livre " des tombes. Chacun devrait faire ainsi et au lieu de se morfondre, enterrer bel et bien celui qui vous met des bâtons dans les roues. Je recommande de garder sa bonne humeur et de lire le Courrier royal, journal d'ailleurs écrit par le peuple lui-même, même si, pour certains, quelqu'un d'autre guide la plume.
Lorsque mon temps sera venu et que l'on m'aura enterré dans une tombe avec l'histoire de ma vie, mettez sur elle cette inscription : "Bonne humeur. "
C'est mon histoire.
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MessageSujet: Re: contes et légendes   contes et légendes Icon_minitimeLun 8 Juin - 17:29

Les souhaits ridicules




Si vous étiez moins raisonnable.
Je me garderais bien de venir vous conter
La folle et peu galante fable
Que je m'en vais vous débiter.
Une aune de boudin en fournit la matière.
''Une aune de boudin, ma chère!
Quelle pitié! c'est une horreur!'',.
S'écriait une précieuse,
Qui, toujours tendre et sérieuse,
Ne veut ouïr parler que d'affaires de coeur.
Mais vous qui mieux qu'âme qui vive
Savez charmer en racontant,
Et dont l'expression est toujours si naïve,
Que l'on croit voir ce qu'on entend;
Qui savez que c'est la manière
Dont quelque chose est inventé,
Qui beaucoup plus que la matière
De tout récit fait la beauté.
Vous aimerez ma fable et sa moralité;
J'en ai, j'ose le dire, une assurance entière.

Il était une fois un pauvre bûcheron
Qui las de sa pénible vie,
Avait, disait-il, grande envie
De s'aller reposer aux bords de l'Achéron;
Représentant, dans sa douleur profonde,
Que depuis qu'il était au monde,
Le Ciel cruel n'avait jamais
Voulu remplir un seul de ses souhaits.

Un jour que, dans le bois, il se mit à se plaindre,
A lui, la foudre en main, Jupiter s'apparut.
On aurait peine à bien dépeindre
La peur que le bonhomme en eut:
''Je ne veux rien, dit-il, en se jetant par terre,
Point de souhaits, point de Tonnerre,
Seigneur, demeurons but à but.

-- Cesse d'avoir aucune crainte:
Je viens, dit Jupiter, touché de ta complainte,
Te faire voir le tort que tu me fais.
Ecoute donc: je te promets,
Moi qui du monde entier suis le souverain maître,
D'exaucer pleinement les trois premiers souhaits
Que tu voudras former sur quoi que ce puisse être.
Vois ce qui peut te rendre heureux.
Vois ce qui peut te satisfaire;
Et comme ton bonheur dépend tout de tes voeux,
Songes-y bien avant que de les faire.''

A ces mots Jupiter dans les cieux remonta,
Et le gai bûcheron, embrassant sa falourde,
Pour retourner chez lui sur son dos la jeta.
Cette charge jamais ne lui parut moins lourde.
''Il ne faut pas, disait-il en trottant,
Dans tout ceci, rien faire à la légère;
Il faut, le cas est important,
En prendre avis de notre ménagère.
Çà dit-il, en entrant sous son toit de fougère,
Faisons, Fanchon, grand feu, grand chère,
Nous sommes riches à jamais,
Et nous n'avons qu'à faire des souhaits.''
Là-dessus tout au long le fait il lui raconte.
A ce récit, l'épouse vive et prompte
Forma dans son esprit mille vastes projets;
Mais considérant l'importance
De s'y conduire avec prudence:
''Blaise, mon cher ami, dit-elle à son époux,
Ne gâtons rien par notre impatience;
Examinons bien entre nous
Ce qu'il faut faire en pareille occurrence;
Remettons à demain notre premier souhait
Et consultons notre chevet.

-- Je l'entends bien ainsi, dit le bonhomme Blaise.
Mais va tirer du vin derrière ces fagots.''
A son retour il but, et goûtant à son aise
Près d'un grand feu la douceur du repos,
Il dit, en s'appuyant sur le dos de sa chaise:
''Pendant que nous avons une si bonne braise,
Qu'une aune de boudin viendrait bien à propos!''
A peine acheva-t-il de prononcer ces mots,
Que sa femme aperçut, grandement étonnée,
Un boudin fort long, qui partant
D'un des coins de la cheminée,
S'approchait d'elle en serpentant.
Elle fit un cri dans l'instant;
Mais jugeant que cette aventure
Avait pour cause le souhait
Que par bêtise toute pure
Son homme imprudent avait fait,
Il n'est point de pouille et d'injure
Que de dépit et de courroux
Elle ne dit au pauvre époux.
''Quand on peut, disait-elle, obtenir un empire,
De l'or, des perles, des rubis,
Des diamants, de beaux habits,
Est-ce alors du boudin qu'il faut que l'on désire?
-- Hé bien, j'ai tort, dit-il, j'ai mal placé mon choix,
J'ai commis une faute énorme,
Je ferai mieux une autre fois.
-- Bon, bon, dit-elle, attendez-moi sous l'orme,
Pour faire un tel souhait, il faut être bien boeuf!''
L'époux plus d'une fois, emporté de colère,
Pensa faire tout bas le souhait d'être veuf,
Et peut-être, entre nous, ne pouvait-il mieux faire:
''Les hommes, disait-il, pour souffrir sont bien nés!
Peste soit du boudin et du boudin encore;
Plût à Dieu, maudite pécore,
Qu'il te pendît au bout du nez!''

La prière aussitôt du Ciel fut écoutée,
Et dès que le mari la parole lâcha,
Au nez de l'épouse irritée
L'aune de boudin s'attacha.
Ce prodige imprévu grandement le fâcha.
Fanchon était jolie, elle avait bonne grâce,
Et pour dire sans fard la vérité du fait,
Cet ornement en cette place
Ne faisait pas un bon effet;
Si ce n'est qu'en pendant sur le bas du visage,
Il l'empêchait de parler aisément.
Pour un époux merveilleux avantage,
Et si grand qu'il pensa dans cet heureux moment
Ne souhaiter rien davantage.
''Je pourrais bien, disait-il à part soi,
Après un malheur si funeste,
Avec le souhait qui me reste,
Tout d'un plein saut me faire roi.
Rien n'égale, il est vrai, la grandeur souveraine;
Mais encore faut-il songer
Comment serait faite la reine,
Et dans quelle douleur ce serait la plonger
De l'aller placer sur un trône
Avec un nez plus long qu'une aune.
Il faut l'écouter sur cela,
Et qu'elle-même elle soit la maîtresse
De devenir une grande Princesse
En conservant l'horrible nez qu'elle a,
Ou de demeurer Bûcheronne
Avec un nez comme une autre personne,
Et tel qu'elle l'avait avant ce malheur-là.''

La chose bien examinée,
Quoiqu'elle sût d'un sceptre et la force et l'effet,
Et que, quand on est couronnée,
On a toujours le nez bien fait;
Comme au désir de plaire il n'est rien qui ne cède,
Elle aima mieux garder son bavolet
Que d'être reine et d'être laide.

Ainsi le bûcheron ne changea point d'état,
Ne devint point grand potentat,
D'écus ne remplit point sa bourse:
Trop heureux d'employer le souhait qui restait,
Faible bonheur, pauvre ressource,
A remettre sa femme en l'état qu'elle était.

Bien est donc vrai qu'aux hommes misérables,
Aveugles, imprudents, inquiets, variables,
Pas n'appartient de faire des souhaits,
Et que peu d'entre eux sont capables
De bien user des dons que le Ciel leur a faits.
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